<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132</id><updated>2011-09-30T07:11:43.824+02:00</updated><title type='text'>Mille et un mots</title><subtitle type='html'>Paroles, paroles paroles d'un prof petit scarabé</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>18</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-8145414496752502082</id><published>2008-08-21T10:33:00.004+02:00</published><updated>2008-08-21T10:58:52.011+02:00</updated><title type='text'>Monsieur Le Gris, Gandalf, TZR tolkienien</title><content type='html'>&lt;p style="text-align:justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/SK0uE35IO1I/AAAAAAAAADc/50uwZL51X4I/s1600-h/gandalf.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/SK0uE35IO1I/AAAAAAAAADc/50uwZL51X4I/s320/gandalf.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5236892602959674194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Comme quoi il y a parfois des avantages à voir ses plans de la journée annulés : ça permet de bosser (cette amorce montre à quel point mon état de délabrement mental est avancé, vivement la rentrée !). &lt;br /&gt;Eh oui. Poussé par un imprévu, j'ai donc décidé de laisser de côté le farniente de ces derniers jours de vacances pour approfondir mon travail de préparation à la rentrée. Et là, j'en entends déjà qui hurlent : "Dis donc feignasse, tu as glandouillé pendant deux mois, tu voudrais pas encore qu'on t'applaudisse parce que tu te bouges les fesses !"&lt;br /&gt;Ce à quoi je répondrai par un silence méprisant, puis par le constat suivant. J'ai, cette année, le privilège d'être TZR. Qu'est-ce que c'est donc que cette bête-là ? Eh bien mes petits amis - et vous aussi mes amis un peu plus délabrés - le TZR est le para de l'Education Nationale, le bras viril de cette noble institution : le professeur remplaçant. Oui ! Ne crains plus, toi, l'élève, déserté par son professeur qui s'est finalement mis en dépression après son douzième cours consécutif à tenter d'inculquer les arcanes de la grammaire à des cinquièmes ! Le TZR est là... enfin, si tu restes trois semaines consécutives sans prof, faut pas non plus pousser.&lt;br /&gt;Or donc, le TZR (Titulaire de Zone de Remplacement pour ceux qui veulent se la jouer) présente l'amusante particularité de ne pas savoir quelle va être sa classe jusqu'à... oh ben... parfois 48 heures avant son entrée en fonction. Au meilleur des cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me voilà donc devant mon bureau, armé de bonne volonté et de mon ordinateur, mais condamné à essayer de progresser sur des domaines que je peux appliquer tant à des sixièmes à peine sortis de l'innocence (cette expression n'est qu'un procédé de style, un enfant n'est JAMAIS innocent), qu'à des Secondes blasés dès la deuxième heure de cours.&lt;br /&gt;Et c'est là que l'Idée m'est venue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers amis, avez-vous jamais pratiqué le Jeu de Rôle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les ceusses qui ne connaîtraient pas (et au risque de m'attirer les foudres des puristes), j'explique les bases de cette noble activité : il s'agit en très gros d'une histoire interactive. Un conteur, que l'on appelle le Maître de Jeu commence une histoire dont d'autres personnes, les joueurs, sont les personnages. Et ce sont les joueurs qui, au gré de leurs actions, vont contribuer au déroulement de l'histoire, le but consistant à arriver au terme de ladite histoire avec le moins de casse possible.&lt;br /&gt;Afin que le scénario ne dégénère pas dans le vaste n'importe quoi, chaque joueur remplit, en début de partie, une fiche sur laquelle il explique quel genre de personnage il va incarner et remplit différentes cases indiquant ses capacités dans divers domaines : vous pouvez donc incarner Johnny Poingdacier, danseur classique, qui pourra tout vous dire sur l'art du macramé dans le Marais Poitevin mais, en contrepartie, sera incapable de régler un radio réveil. Ou encore Olga Oumpapa, guerrière des montagnes enneigés pour qui le maniement de la masse d'arme se révélera moins problématique que de former une phrase complète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en quoi, me direz-vous, cette activité pour ados attardés et ramollis du bulbe peut-elle servir la noble mission que tu t'es confiée ? (celle d'éduquer les élèves, je précise, pas de traquer et de massacrer l'inventeur des ouvertures soi-disant faciles).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien voilà. Ce que je trouve parlant, dans ces jeux de rôles, c'est que, en général, si l'on est médiocre dans un domaine de compétences, on est plutôt bon dans un autre et, surtout, en fin d'aventure, on peut progresser dans telle ou telle discipline, pour peu que le Maître de Jeu juge que l'on se soit un peu investi dans l'aventure. Vous commencez à me suivre ?&lt;br /&gt;Le parallèle entre la classe et l'univers des Rôlistes est frappant à plus d'un titre. Alors pourquoi ne pas dresser une fiche de compétences de cette grande aventure pédagogique ? A cela plusieurs avantages :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- D'abord faire comprendre aux mouflets où l'on va, et ce que l'on veut leur faire faire. Mine de rien, avoir un plan de route, ça aide. Ressucitez vos souvenirs, et laissez-moi vous dire que lorsqu'un prof ne sait pas trop lui-même quel sens donner à son cours ça dégénère vite. Mais alors très vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Briser le mythe de l'élève "nul". Vous savez, ce petit mot de trois lettres que beaucoup de gamins en difficultés s'attribuent pour avoir l'excuse de ne rien faire ? Eh bien là, on peut effectivement être, comme Olga, un peu gêné pour s'exprimer, mais diablement efficace dans &lt;s&gt;le maniement de la masse&lt;/s&gt; les activités plus pratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Obliger les mômes à s'auto-évaluer : cette fois-ci, plus de prof diabolique, créature malfaisante qui vous fait dégringoler des 6/20 en ricanant. Aux élèves de décréter si, oui ou non, ils comprennent, travaillent chez eux, parlent beaucoup... et, bizarrement, dans ce genre de situation, l'honnêteté surgit souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne voyez dans ce billet aucune volonté de flagornerie ni de donner une recette à d'éventuels collègues (encore que...). Simplement un constat : si je veux préserver la capacité d'enthousiasme avec laquelle je suis rentrer dans ce boulot il va falloir que je me mette à jouer... A jouer sérieusement.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-8145414496752502082?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/8145414496752502082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=8145414496752502082' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/8145414496752502082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/8145414496752502082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2008/08/monsieur-le-gris-gandalf-tzr-tolkienien.html' title='Monsieur Le Gris, Gandalf, TZR tolkienien'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/SK0uE35IO1I/AAAAAAAAADc/50uwZL51X4I/s72-c/gandalf.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-1328205426889800711</id><published>2008-08-20T10:46:00.003+02:00</published><updated>2008-08-20T11:10:33.686+02:00</updated><title type='text'>Même pas une tasse de café, en descendant de la croix ?</title><content type='html'>&lt;p style="text-align:justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/SKvfR2ndWiI/AAAAAAAAADU/u8XMTSKv_Q0/s1600-h/Elastic+woman.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/SKvfR2ndWiI/AAAAAAAAADU/u8XMTSKv_Q0/s320/Elastic+woman.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5236524489560119842" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je me demande si Jésus était jouasse le jour de sa résurrection. Pour le grand (?) retour de ce blog sur le devant de la scène - on appelle ce que je viens de faire la méthode Coué - je dois vous dire que cette renaissance se fait sous le signe de la gueulante... Encore une fois, oui, je vous ai entendu, là, dans le fond !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui a fait office d'électrochoc est la recherche d'emploi de G. ce matin. Outre le côté profondément masochiste de la démarche, cette saine activité nous a amené à découvrir que le Ministère pilotant l'Education Nationale se fiche copieusement de nos gueules. Oui d'accord, c'est de notoriété publique. Mais là, nous atteignons des sommets.&lt;br /&gt;Je vous rappelle le mot proféré par un politique fort mal nomme, et, depuis, passé dans le dictionnaire des citations bobos, "dégraisser le mammouth". Vous savez, tous ces fonctionnaires qui surchargent les légions chargées d'éduquer nos gamins ? Cette citation est devenue, au-delà d'un mot d'ordre, un mode de vie pour les successeurs de ce grand homme (qu'il rôtisse au plus profond des abysses infernales). On a mis la pauvre bête poilue à la diète supprimant des postes avec la même aisance que Lara Croft supprime des hommes de mains patibulaires et le bon goût.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si cette opération d'assainissement était nécessaire, pourquoi donc G. trouve-t-il, sans se fatiguer le moins du monde, une tripotée d'annonce demandant (ou plutôt suppliant) des professeurs, surveillants et mêmes documentalistes vacataires (lire : "bouche-trou") dans toutes les régions de France ? On lui demande de choisir l'emploi qu'il préfère, la REGION qu'il préfère et son emploi du temps. En gros tout.&lt;br /&gt;Je rappelle pour ceux qui ne me connaîtraient pas que, titulaire d'un diplôme obtenu sur concours puis formation, on m'a muté en région parisienne cette année alors que je n'avais strictement rien demandé.&lt;br /&gt;Mais à vrai dire, tout ce paragraphe n'est que rhétorique. Je sais parfaitement à quel besoin répond ce genre de sites. A celui d'une main d'oeuvre éducative taillable et corvéable à merci, que l'on peut employer selon les besoins du moments, qui ne côtise que lorsqu'elle travaille, à qui on ne paye pas de congés et qui s'adapte à toutes les situations. Bref, des éducateurs sur la tête de qui on peut marcher sans qu'ils protestent, contrairement à ces salauds de profs titulaires qui pensent encore avoir des droits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce cri de révolte n'atteindra pas les deux décibels et demi dans la blogosphère ou où que ce soit d'ailleurs. Je le pousse tout de même. Depuis quarante siècles, il y a des gens qui disent non, même s'ils sont seuls face à un système. Soyons ce matin des émules d'Antigone et gueulons-le à plein poumons : les profs ont, comme toutes les autres catégories de travailleurs, le droit à un minimum de respect.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-1328205426889800711?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/1328205426889800711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=1328205426889800711' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/1328205426889800711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/1328205426889800711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2008/08/mme-pas-une-tasse-de-caf-en-descendant.html' title='Même pas une tasse de café, en descendant de la croix ?'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/SKvfR2ndWiI/AAAAAAAAADU/u8XMTSKv_Q0/s72-c/Elastic+woman.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-5740556923953804336</id><published>2008-02-21T09:51:00.004+01:00</published><updated>2008-02-21T10:05:52.040+01:00</updated><title type='text'>Vacances, vacations divagations...</title><content type='html'>&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Vous l'aurez sans doute remarqué, le rythme de publication de ce blog va piano en ce moment. Ben oui, que voulez-vous, la faute à ce privilège honteux de ces feignasses d'enseignants que sont les vacances. Vacances... celles-ci sont les premières durant lesquelles je me suis surpris à réfléchir à l'étymologie du mot. Pourquoi ? Je ne sais pas... drôle de sensation. Ces périodes de boulot, durant lesquelles ont doit, presque en permanence, se masquer, se déguiser, ne serait-ce que partiellement, devant nos élèves, redevenir nous-même en rentrant, se costumer à nouveau... tellement vite que l'on n'a pas le temps d'ôter sa tenue de scène de la veille parfois... Vite vite, tellement vite.&lt;br /&gt;Et puis d'un coup, les vacances. On se sent comme un oiseau dans un trou d'air, sans cette frénésie pour nous porter. Vacances, vide. Vide à combler. Alors je comble. Plus ou moins agréablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, bien entendu, il y a ce foutu mémoire que je suis censé remettre pour la fin de l'année scolaire à mes formateurs et qui sera l'une des nombreuses pièces censées témoigner que oui, je suis bien digne de devenir un professeur digne de ce nom, et de quitter l'antichambre de la stagiarisation. Poussé par Guillaume et par un zèle coupable et bête, je me suis mis à le rédiger en début de vacances. Quinze pages, quinze jours de repos. Le calcul est vite fait. Alors j'écris. Et comme toujours, la bonne vieille magie de mots prend. Les gamins sont tous là. J'écris sur eux, et bien souvent, j'ai l'impression que cet essai, je l'écris pour eux. Peuvent pas me lâcher deux minutes hein !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis aussi. Yoko Ogawa, à nouveau. Elle m'a manqué. Lire Yoko Ogawa, c'est être en face du silence. Un silence fait d'ordre et de calme. Principes qui, habituellement, me font peur. Mais pas avec elle. Pas à travers les pages de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La formule préférée du professeur&lt;/span&gt;, histoire de cet homme, dont la mémoire dure quatre-vingt minutes et de sa femme de ménage. Yoko Ogawa est sans doute le seul auteur à qui j'aimerais ressembler. Le seul dont les pages parviennent à dénouer cette boule d'angoisse, logé au creux de mon estomac, qui ne s'est pas dénouée depuis mes quatorze ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vacances... plages propres à divaguer... Allez ! Je remets mes neurones en ordre, et je vous reviens comme à l'accoutumée bientôt, tout bientôt !&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-5740556923953804336?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/5740556923953804336/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=5740556923953804336' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/5740556923953804336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/5740556923953804336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2008/02/vacances-vacations-divagations.html' title='Vacances, vacations divagations...'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-7946927543436200620</id><published>2008-02-11T13:59:00.000+01:00</published><updated>2008-02-11T14:46:44.271+01:00</updated><title type='text'>Rend, slaughter, devour...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R7BMWU0GLSI/AAAAAAAAADM/oV309LwOd_o/s1600-h/920605_20050405_embed005.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R7BMWU0GLSI/AAAAAAAAADM/oV309LwOd_o/s200/920605_20050405_embed005.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5165712719022009634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Pour les non-anglophones qui s'offusqueraient - à juste titre - de ce titre aux consonances britanniques, je traduis : Déchirer, massacrer, dévorer. Oui, je sais, posé comme ça, ça n'est pas réjouissant. Maintenant, passons à la raison de mon ire, à côté de laquelle le caca nerveux d'Achille à la mort de Patrocle passerait pour une joyeuse galéjade. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CA !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.note2be.com/note2be.html&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, en fait n'essayez pas d'activer le lien, ce site a tellement de succès qu'il est rarement accessible. Et puis c'est très grossier de m'interrompre lorsque je parle. Ce site donc, propose aux élèves de noter leur professeur. Oui oui, simple comme bonjour. Vous choisissez votre établissement et, de votre petit doigt boudiné, vous vous exécutez. Les critères scientifiquement retenus pour l'évaluation sont, entre autres, la clarté, l'autorité, l'impartialité etc... Petit détail bonus : ces évaluations sont anonymes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors oui, je sais ce que vous pensez. C'est la énième fois que vous lisez cela sur le xième blog de prof que vous fréquentez. Mais quand même. Je bisque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je bisque non pas dans la crainte d'un carton que m'administrerait un élève revanchard que j'aurais forcé à apprendre les deux-cent premiers vers d'Yvain, le Chevalier au Lion pour le sanctionner d'une obscure histoire de kleenex enduit de morve projeté dans la salle (je vous rassure, cette situation est fictive... bien entendu... hi hi hi...). Je ne bisque pas parce que je crains que ce système soit un jour appliqué par l'Education Nationale (ce jour-là, je vais chier sur le perron d'Attali). Je ne bisque pas parce que ça fait ressortir mes incertitudes qui se portent très bien, merci pour elles.&lt;br /&gt;Non, je bisque parce que - pardonnez-moi - mais le gros enfoiré qui a crée ce truc que, entre deux skyblogs, nos mouflets iront remplir, tient un discours qui pervertit totalement tout ce pour quoi, depuis des années, la majorité des enseignants se battent. A savoir que, lorsque je relève une quarante-douzième phrase sans sens dans une copie d'élève, je n'évalue pas un élève.  J'essaye de lui faire comprendre où il en est à un moment précis. Et le 18 auquel aura le droit la petite blondinette du rang de gauche n'est pas un diadème qui lui confère un quelconque pouvoir. &lt;br /&gt;Je sais, dit comme ça, ça paraît inconcevable. Une note, pour un gnard, c'est toujours un choc affectif. Mais ça n'empêche qu'on tente, patiemment, doucement, de leur expliquer que ce chiffre ne contient rien d'autre que quelques minutes/heures de travail. C'est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà qu'une bande de crétins invite nos mômes à "noter leur prof" suggérant par là-même que les profs notent les élèves. Connards.&lt;br /&gt;Je note également la stupidité bien conformiste des webmestres de cette chose, encourageant les participants à bien évaluer les professeurs "sévères mais justes". Splendide, voilà des idées novatrices qui contribueront sûrement à faire avancer la réflexion sur les méthodes pédagogiques !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis un utopiste. Je persiste à croire que les élèves et leurs parents valent mieux que ça. Ils ne méritent pas qu'on les transforme en jury de Star Academy pour l'école, les supermarchés, la Poste ou les Sex Shop. Je veux croire que ce bidule restera un repère de grand n'importe quoi dans lequel on continuera de noter des Harry Cover et des Jean Bonneau. &lt;br /&gt;Réflexe de prof ulcéré ? Sans doute. Mais avant tout, colère d'être humain. On est plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tellement plus.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-7946927543436200620?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/7946927543436200620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=7946927543436200620' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/7946927543436200620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/7946927543436200620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2008/02/rend-slaughter-devour.html' title='Rend, slaughter, devour...'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R7BMWU0GLSI/AAAAAAAAADM/oV309LwOd_o/s72-c/920605_20050405_embed005.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-8808845738339692761</id><published>2008-02-04T07:46:00.000+01:00</published><updated>2008-02-04T08:09:30.922+01:00</updated><title type='text'>Iiik iiik iiik iiik ! (Bruit de violon)</title><content type='html'>&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Avez-vous déjà vu &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Psychose ?&lt;/span&gt; Non ? Bon, tant pis, je vous raconte quand même la seule chose qui me tire-bouchonne vraiment les nerfs depuis que j'ai eu l'honneur et le privilège d'être affecté au collège de L., fleuron de l'avant-garde dans le domaine de l'éducation.&lt;br /&gt;Or donc, à Loué, tout n'est pas flambant neuf dirons-nous. Je citerai entre autre la fenêtre de la salle 2xx, qui a, depuis quelques semaines, renoncé à assurer l'étanchéité, même relative, de l'endroit où elle est posée. Du coup dès qu'il pleut, ça fait un peu remake de "L'Enigme de l'Atlantide". Heureusement j'ai prévu le coup et ma salle dispose d'un plan de placement des élèves grandes eaux, histoire de pouvoir continuer mon cours sans bouée canard. Si avec ça, ma notation au mérite ne monte pas d'un demi-point, hin hin hin !&lt;br /&gt;Mais je divague. Vague.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre jour, une salle a été entièrement refaite. Exceptionnel. Les murs ont été sensuellement enduits d'une bonne couche de peinture bleu-vert, le matériel audiovisuel a été renouvelé et, surtout, les élèves ont eu le droit à de nouvelles tables. Ah, les nouvelles tables ! Tout un programme.&lt;br /&gt;Il faut en effet savoir que cette salle rénovée est le domaine quasi-exclusif d'une collègue que nous nommerons Carla, tout à fait pas au hasard. Je n'y suis moi-même qu'une heure par semaine. Or, notre chef d'établissement (que nous ne nommerons pas Nicolas, je tiens encore à mon boulot), a eu la bonne idée de décréter qu'il entendait bien que les nouvelles tables restent aussi propres qu'au premier jour. Intention louable quoi qu'un peu utopique. Je ne sais pas si vous gardez le souvenir de tables de collèges, mais laissez-moi vous dire qu'elles sont souvent le lieu d'expression de dessinateurs, romanciers ou acteurs X en herbe. Or donc, pas de ça sur ces dispendieuses fournitures. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement, ce que notre principal bien-aimé ignorait, c'est que sa consigne n'était pas tombée dans l'oreille d'une sourde. Depuis cette conversation, Carla passe son temps à scruter à la loupe chaque table, en début ET fin de cours. Elle est même allée jusqu'à se procurer les plans de chaque classe présente dans cette salle pour, en cas de graffiti, poursuivre le coupable de ses foudres, et lui carrer dans les mains une éponge et une bouteille de détergent. Je continue d'ailleurs à me demander si une gomme ne serait pas plus efficace lorsqu'il s'agit d'effacer du crayon à papier mais bon... &lt;br /&gt;Et mes gnards, à qui ils n'en faut pas tant, sont donc depuis ce jour terrible, atteints de paranoïa aiguë dès qu'ils posent le pied dans cette pièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"- Monsieur, il y a une marque lààààààà !&lt;br /&gt;- Euh je ne vois rien.&lt;br /&gt;- Mais si làààààà !&lt;br /&gt;- Ecoute, à moins que Mme Carla porte un microscope électronique à la place de ses lunettes, elle ne verra rien.&lt;br /&gt;- Monsieeeeeeur on va se faire engueuleeeeeeeer !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les jours, le lundi, de 10h à 11h. Actuellement, je suis en train d'étudier la possibilités de faire cours sous le préau, afin de pouvoir en placer une entre deux frottements frénétiques pour effacer un point d'encre suspect. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou alors dans mon appart... Avec la même consigne, ils me rattraperont peut-être les quelques jours de ménage en retard ?&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-8808845738339692761?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/8808845738339692761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=8808845738339692761' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/8808845738339692761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/8808845738339692761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2008/02/iiik-iiik-iiik-iiik-bruit-de-violon.html' title='Iiik iiik iiik iiik ! (Bruit de violon)'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-2608652102821643785</id><published>2008-01-28T08:21:00.000+01:00</published><updated>2008-01-29T07:07:44.456+01:00</updated><title type='text'>En rouge dans la marge</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R52F1jsNKGI/AAAAAAAAADE/yC7sZ-X46-g/s1600-h/castafiore.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R52F1jsNKGI/AAAAAAAAADE/yC7sZ-X46-g/s200/castafiore.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160427903196670050" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Peste peste, plus d'une semaine sans blogger. Remédions immédiatement à cette cruelle négligence. Négligence tant à cause d'une vie personnelle assez chargée (oui oui, je suis un joyeux débauché, youkelaïdi youkelaïda), que d'un léger agacement d'un point de vue professionnel. Bah oui, il fallait que ça arrive.&lt;br /&gt;Or donc, il s'agit de ma classe de Quatrième. Une classe fort agréable, la plupart du temps : ils sont dynamiques, motivés, et, surtout, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;comprennent&lt;/span&gt;. On ne se rend pas compte, dans ce petit mot, combien il y a de soulagement pour un enseignant lambda (donc moi). Pas besoin de leur réexpliquer douze fois la même chose, pas besoin de leur préciser que "oui quand tu as fini d'écrire sur une feuille, tu en prends une autre"... &lt;br /&gt;Seulement voilà. A force d'entendre que les profs les ont à la bonne, ben nos Quatrièmes, ils commencent à ne plus se sentir et à croire que, quoi qu'il arrive, ils s'en sortiront. Erreur fatale.&lt;br /&gt;J'ai passée une partie de mon week end d'hier à corriger des copies (je crains d'ailleurs que mon visionnage en parallèle de l'Open d'Australie n'ait quelque peu influencé mes commentaires, mais basta !), et il se trouve que ces charmants bambins se sont crus dispensés de continuer la lecture du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Cid&lt;/span&gt;, que nous étudions en ce moment. Non seulement ça, mais même les questions "cadeau" que j'avais, dans ma mansuétude, disséminées dans le devoir ont été lamentablement ratées. &lt;br /&gt;Habituellement, un échec de classe m'ammène à me remettre violemment en question. "Bon sang ils n'ont rien compris, c'est ma faute, j'explique mal, je vais me retirer dans le désert avec un 38 tonnes d'orties fraîches pour pouvoir me flageller." Là pour le coup, non.&lt;br /&gt;Donc, j'hésite quant à l'attitude à adopter dans une heure et demie. Soit je leur tend leurs copies avec une tête d'enterrement, soit j'augmente considérablement le nombre de décibels, genre Castafiore, pour leur expliquer que lààààà, ça ne va plus du tooooout ! Et du haut de mes trilles reinesdelanuitesques, je leur demanderai, non pas de trucider ce vieux cochon misogyne de Sarastro, mais de se remettre au boulot et plus vite que ça... &lt;br /&gt;Hmm ouais... ça pourrait être une expérience intéressante. Comment ça les profs sont bien des créatures sadiques et traumatisantes ? Que nenni ! Cette engueulade sera une étape tout à fait normale de ma formation...&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-2608652102821643785?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/2608652102821643785/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=2608652102821643785' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/2608652102821643785'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/2608652102821643785'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2008/01/en-rouge-dans-la-marge.html' title='En rouge dans la marge'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R52F1jsNKGI/AAAAAAAAADE/yC7sZ-X46-g/s72-c/castafiore.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-7838403181198023217</id><published>2008-01-19T08:19:00.000+01:00</published><updated>2008-01-19T10:15:41.664+01:00</updated><title type='text'>On s'ra jamais vieux...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R5GqLZytG7I/AAAAAAAAAC8/WqWDmBL-x1U/s1600-h/huppertbovary.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R5GqLZytG7I/AAAAAAAAAC8/WqWDmBL-x1U/s200/huppertbovary.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5157090161194769330" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Il est toujours agréable de recevoir la confirmation que, à l'âge vénérable de vingt-cinq ans et des bananes, on n'est pas encore une annexe de l'expostion égyptienne du Louvre. Ca en devient limite destabilisant lorsque cette réflexion vient d'élèves de collège et lycée, populace pour laquelle un paquet de chips de plus de deux semaines relève de l'archéologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour comprendre tout le sel de ce billet, il convient de savoir que, une fois la semaine, j'ai l'honneur et le privilège de quitter la campagne louésienne pour dispenser mon savoir et ma bonne humeur (bonne humeur toute relative après trois quart d'heures de trajet derrière ce que le parc automobile compte de pire en matière de tracteurs) à une classe de Première. Mais attention, pas de la Première calibre standard disponible dans le premier supermarché venu, non ! De la Première Scientifique option sport étude... Ces jeunes gens ont donc un emploi du temps plus chargé que celui du Schtroumpf Président, et, comme on l'aura deviné au vu de leur choix d'options, n'accordent qu'une importance toute relative au Français (oui, je sais, je pense à m'inscrire aux championnats olympiques discipline euphémisme).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre jour, me voilà donc devant ces charmants (et très impressionnants) jeunes gens en train d'essayer de les convaincre de l'importance de l'étude de Madame Bovary pour leur avenir. Et, avec toute la sympathie que m'inspire Flaubert, je dois avouer que je me sentais pourtant démuni devant ces faciès, au mieux, gentiment indifférents, au pire, totalement écoeurés par le petit jeune qui venait prendre la place de leur prof habituel (quelques décennies au compteur, qui enseignerait Proust à des tigres mangeurs d'hommes).&lt;br /&gt;Mais bon, lorsqu'il s'agit d'Emma, je ne me laisse pas démonter, et j'essaye donc de leur expliquer. Ou plutôt de leur montrer, d'ouvrir cette porte que l'on ne dévérouille en général que pour soi. Leur faire voir qu'Emma, c'est Gustave, c'est moi, c'est eux, que oui, bien sûr, elle est "lourdingue", pour reprendre leur vocabulaire si inspiré, mais si proche de nous. Tout ça à grand renfort de gestes, de flèches à la craie et de phrases qui, parfois, souvent, s'emmêlent les pinceaux. Pauvre Emma, face à tous ces pauvres hommes. Pauvres hommes, face à cette Emma. L'heure file, vite, trop vite. Mais à la fin du cours, il y en a deux ou trois, les futurs beaux gosses de STAPS, qui vous balancent en sortant (pas trop fort quand même, n'exagérons pas) : "En fait, Mme Bovary, c'est exactement comme notre vie à nous. Mais il faut quelqu'un de notre âge pour nous le faire comprendre."&lt;br /&gt;Notre âge... p'tits cons va !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis hier après-midi. Classe de Cinquième, groupe de mômes qui, j'en suis sûr, causera la fin du monde d'ici quelques années. Depuis une semaine, on écrit du slam. Pas facile pour tout le monde, il faut piquer de grosses colères, imposer pour que, enfin, écrire "ce qui est important pour nous" cesse de leur paraître ridicule. Ils lisent, les gaminous. Et souvent, se retrouvent bouche bée, devant les productions des autres, mais aussi devant la leur. Ils s'écoutent. Bon sang, pour la première fois, ils s'écoutent &lt;span style="font-style:italic;"&gt;vraiment&lt;/span&gt;, avec plaisir. De la "galère du bahut" du Grand Zigue à "l'Histoire Noire de Madame Noire". &lt;br /&gt;Il y en a deux ou trois qui se retournent et me regardent :&lt;br /&gt;"On refera ça l'année prochaine avec vous, monsieur ?&lt;br /&gt;- L'année prochaine non, je serai sûrement dans un autre établissement.&lt;br /&gt;- Vous ferez ça avec vos élèves hein ? 'faut le faire monsieur, faut continuer à nous faire faire du slam. Vieillissez pas !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vieillissez pas... on va tenter... on va tenter... de pas oublier l'air de la bêtise.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-7838403181198023217?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/7838403181198023217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=7838403181198023217' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/7838403181198023217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/7838403181198023217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2008/01/on-sra-jamais-vieux.html' title='On s&apos;ra jamais vieux...'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R5GqLZytG7I/AAAAAAAAAC8/WqWDmBL-x1U/s72-c/huppertbovary.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-3666041269924292763</id><published>2008-01-11T07:11:00.000+01:00</published><updated>2008-01-11T07:29:57.944+01:00</updated><title type='text'>Two in harmony surpasses one in perfection</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R4cM4JytG4I/AAAAAAAAACk/tMLiQL9drBE/s1600-h/emilie.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R4cM4JytG4I/AAAAAAAAACk/tMLiQL9drBE/s200/emilie.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154102457389620098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Je crois que ça y est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en est enfin arrivé un. Un moment qui parvient à vous convaincre que, finalement, vous n'êtes pas dans ce boulot par hasard et condamné à vivre une torture quotidienne qui vous mènera, après quinze ans à la déchéance, la consommation régulière de Heineken ou le visionnage de la Star Academy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca s'est passé hier après-midi.&lt;br /&gt;J'avais soumis mes élèves à l'amusant petit exercice que l'on nomme "dictée musicale". Le principe est bête comme chou, et plutôt reposant pour l'enseignant (gni hi hi). Il s'agit de passer en boucle, six ou sept fois de suite, une chanson. Aux gnards de s'arranger pour retranscrir le texte le mieux possible. Evidemment, lors de l'énoncé de l'exercice, il faut s'attendre à subir une volée de "Monsieeeeeeeeeeeeeur ! C'est pas possible !" que l'on balayera avec l'aisance de ceux qui ont souffert de lubies de profs durant toute leur scolarité.&lt;br /&gt;Et donc, les voilà en train de se démener pour capter la chanson diffuser. A titre d'information, il s'agissait de "Désert" d'Emilie Simon (oui, pour une première, autant faire simple). Les voilà donc au boulot, très sérieusement, première bonne surprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, évidemment, le clown de la classe ne peut s'empêcher de parodier la voix de la jolie Emilie, en particulier le "voilà" qui revient plusieurs fois dans le texte. Fronçage de sourcils de mon côté mais je laisse passer. Et, pour une, fois, j'ai raison. &lt;br /&gt;Parce que d'autres, à leur tour, ouvre la bouche pour chanter, mais la parodie laisse place à la musique. Tentant de voir si leur texte tient la route, ils reprennent les mots en coeurs, et, miracle, l'unisson se fait. Vingt-quatre Quatrièmes qui chantent "Désert" sans la moindre retenue ou honte... Evidemment accompagnés par le prof pour la dernière reprise.&lt;br /&gt;Ca n'aura duré que quelques minutes et on ne l'évoquera plus jamais, question d'éviter le ridicule, à cet âge là. Mais on ne m'aura pas là-dessus : ils étaient bien, pendant cette parenthèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca m'a regonflé pour la rencontre parents-profs tient ! Dont vous aurez le compte-rendu croustillant et détaillé dans l'un des prochains épisodes, là je suis à la bourre, faut que j'aille affronter des Premières deux fois grands comme moi et au moins trois fois plus larges.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-3666041269924292763?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/3666041269924292763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=3666041269924292763' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/3666041269924292763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/3666041269924292763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2008/01/two-in-harmony-surpasses-one-in.html' title='Two in harmony surpasses one in perfection'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R4cM4JytG4I/AAAAAAAAACk/tMLiQL9drBE/s72-c/emilie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-5511946355418921349</id><published>2008-01-07T17:17:00.000+01:00</published><updated>2008-01-11T07:31:13.624+01:00</updated><title type='text'>Appelez-moi Quinn Morgendorffer</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R4cNLZytG5I/AAAAAAAAACs/U_U6qQaAUEA/s1600-h/250px-Quinn.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R4cNLZytG5I/AAAAAAAAACs/U_U6qQaAUEA/s320/250px-Quinn.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154102788102101906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Bon ben voilà, la journée est terminée et je suis encore capable d'écrire sur mon blog ce qui, je le suppose, suffira à la plupart d'entre vous, poignée d'ingrats ! Pour les quelques uns qui auraient attendu la réponse toute la journée, souffle court et bave aux lèvres (essuyez-moi ça, s'il vous plaît, merci), ça c'est plutôt bien passé. Les monstres étaient déchaînés à l'idée de montrer à leurs petits camarades à quel point le budget total de leurs cadeaux excédaient de trois fois le PIB du Burkina Faso (si jeunes et déjà tellement bien armés pour la vie !). Mais il n'a pas été trop facile de leur mettre dans la tête que oui oui, les agapes étaient bien terminées et que Rodrigue, Chimène et toute leur bande de joyeux drilles nous attendait.&lt;br /&gt;Les quelques attentifs se rappelleront ma grande révélation quant au fait d'imposer à de jeunes têtes blondes, rousses ou brunes mais invariablement grasses, l'étude de textes sur lesquels des universitaires (chauves, eux) se cassent les dents depuis plusieurs décennies. Je crois être arrivé à un modus vivendi à peu près acceptable en ayant recours à cette bonne vieille honnêteté : "Vous savez, cet écrit est très compliqué, j'ai moi-même souvent des doutes sur le sens de telle ou telle scène, comme tout le monde mais vous savez quoi ? Ensemble, je suis sûr qu'on peut le dépiauter convenablement, ce bidule !" Eh ben ça ne marche pas mal. Comme quoi les élèves, quand on arrête de les prendre pour les demeurés qu'ils aimeraient tant devenir, ils sont capables de beaucoup de choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, hormis la Muse de la Pédagogie, faut croire que la Fée Popularité a pointé sa frimousse pomponnée dans ma classe. J'ai aujourd'hui multiplié ces petits gestes qui assurent l'image de l'enseignant "cool mais à qui on ne la fait pas", gestes juste assez affligeant pour que, rétrospectivement et même en essayant, il soit impossible d'en tirer une quelconque fierté :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Interception au vol d'une boulette de papier. Puis, après avoir longuement vrillé le coupable d'un regard accusateur genre "Chéri, on avait dit que la dernière tartine de Nutella était pour moi", lancer sur un ton faussement négligent : "je ne vais pas perdre de temps à me battre contre ça, mais ayez au moins l'intelligence que je ne m'en rende pas compte." Effet garanti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ecoute d'un poème en mp3. Mais plutôt que de vous contenter du bête lecteur gris acheté à la FNAC, faire tourner la chose sur la console portable customisée par vos soins et ouvrir de grands yeux devant l'étonnement de vos élèves, et leur manque de connaissance des technologies d'aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Fin du cours au moment pile où la sonnerie retentit style "Je suis le maître du temps, et vous pouvez sortir car telle est ma volonté, existences !" (Ca c'est le plus difficile).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben oui, le succès de l'enseignement tient à des cours préparés au cordeau, à une foi indéniable envers vos classes, à une bonne relation avec l'équipe enseignante... et au fait d'avoir une bande d'ados beuglant "Trooooop foooooort" en vous regardant avec des yeux écarquillés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus beau métier du monde, je vous dis !&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-5511946355418921349?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/5511946355418921349/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=5511946355418921349' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/5511946355418921349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/5511946355418921349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2008/01/appelez-moi-quinn-morgendorffer.html' title='Appelez-moi Quinn Morgendorffer'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R4cNLZytG5I/AAAAAAAAACs/U_U6qQaAUEA/s72-c/250px-Quinn.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-228037290446116488</id><published>2008-01-06T09:04:00.000+01:00</published><updated>2008-01-07T08:51:41.186+01:00</updated><title type='text'>Waterloo, Waterloo, morne plaine ! ((c) Abba)</title><content type='html'>&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Bon, c'est pas tout ça, mais la feignasse de fonctionnaire responsable des billets de ce blog tellement fréquenté (un jour, je dépasserai la dizaine de visites mensuelles, HAHA !) repart au boulot demain. Pas trop tôt me dira-t-on, si les services de l'Elysée tombent un jour ici. Donc, après avoir stressé suffisamment longtemps pour rendre ce moment décent, je ma lance à présent dans une activité riche, saine et passionnante : la mise en place d'un plan de classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh ben je peux vous dire que j'échangerai actuellement ma place avec n'importe qui d'autre (j'exige juste une piscine sur la terrasse). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous explique en quoi consiste ce délicieux petit jeu : soit 24 élèves qui, après un trimestre, commencent à se sentir un peu trop à l'aise et dont la fréquence des conversations empiète parfois sur la quête de savoir que je leur propose. Etant soigneusement briefé sur l'importance de l'autorité à l'IUFM par Formatrice (genre imprégnation des soldats de Zorglub dans les aventures de Spirou), j'ai longtemps pesé les différentes possibilités pour remédier à ce désolant état de fait. Je serai Dark Vador, j'aurais sûrement utilisé ce chouette pouvoir qui consiste à étrangler à distance. Pas trop hein, et juste sur quelques élèves particulièrement agaçants. B. ou M... H aussi... X peut-être ? Hmm ouais non mauvaise idée finalement, l'alphabet n'y aurait pas survécu.&lt;br /&gt;Bref, n'ayant pas terminé ma formation de jedi, je me suis décidé à les changer de place, espérant que le choc de leurs petites habitudes sera salutaire. A ceux qui trouveraient cette mesure anodine, je me permettrai de vous prendre - amicalement - par l'épaule et de ricaner lentement (effet sonore type "écho" je vous prie ! Merci.) "Oooh ooooh ooooh, pauvre fou !" Vous ignorez à quel point les élèves sont attachés à leurs petites habitudes. Déjà, lorsque je leur demande de modifier la présentation de leurs copies, j'en ai la moitié qui buggue à en faire désespérer un informaticien du Pentagone, je tiens à vous dire que ce que je leur fait subir ici est, pour eux, un avant-goût de l'Apocalypse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, me voilà donc avec mes petits noms à essayer de les placer dans une configuration qui, je l'espère, ne déchaînera ni euphorie gênante ni suicide collectif (non parce que je me suis laissé dire que ça faisait mal, sur le rapport). Sadisme suprême : chaque salle que je fréquente possédant une configuration de tables différentes, il va falloir que je prévois le coup, parce que je sens un nouveau plantage général de ma classe pointer le bout de son nez. Je crois que je commence à comprendre ce que Talleyrand, Jules César ou Dalida ont ressenti à la veille de grandes campagnes militaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à moi, plus qu'à imprimer deux trois dizaines de copies, me ravaler la façade à grands coups d'after shave et je suppose que je serai assez présentable pour redescendre dans la fosse aux lions... Si je ne redonne pas de nouvelles d'ici un mois, ayez la gentillesse de prévenir mon exécuteur testamentaire !&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-228037290446116488?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/228037290446116488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=228037290446116488' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/228037290446116488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/228037290446116488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2008/01/waterloo-waterloo-morne-plaine-c-abba.html' title='Waterloo, Waterloo, morne plaine ! ((c) Abba)'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-7576263620273696709</id><published>2008-01-04T09:39:00.000+01:00</published><updated>2008-01-04T10:30:46.335+01:00</updated><title type='text'>Qu'est-ce qu'une chanson ?</title><content type='html'>&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Les vacances se terminent et, bien sûr, une énorme flemme qui a anéanti tous mes projets de boulot bien organisé que je m'étais fixé le soir du 21 décembre... Bah, finalement, ça n'est pas si grave. Je bosse comme toujours, sporadiquement, mais efficacement, selon ce rythme immuable adopté en classe prépa : "mon dieu, il est 2 heures du matin, je dois rendre ce devoir demain à 8 heures !" Un jour, j'apprendrai à m'organiser. Quand je serai grand.&lt;br /&gt;Actuellement, mon problème numéro 1 est le suivant : réussir à faire apprivoiser le Cid par ma petite troupe de Quatrièmes. Mission sur laquelle je me casse les dents depuis un bon moment. Ca n'est pas que je n'ai pas d'idées, loin de là. Je sais déjà comment dépiauter l'oeuvre, comment leur montrer que, de toutes façons, Chimène est beaucoup plus intéressantes que Rodrigue, tout en sacrifiant aux impératifs des sacro-saintes Instructions Officielles, tels que la versification ou la définition du Tragique (appétissant, n'est-ce pas ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement voilà, même avec des dizaines de pages dactylographiées, propres et nettes, même avec le sentiment rassurant que les dix prochaines heures de cours vont se dérouler sans heurts, je reste intimement persuadé que je suis passé à côté de l'essentiel, et que j'aurais aussi bien pu aller me ballader dans la campagne sarthoise, le résultat aurait été le même : je ne toucherai pas mes élèves comme ça.&lt;br /&gt;Il faudra un jour en finir avec cette image qui veut que, dans le domaine du savoir, l'esprit des gamins est, à l'instar de leur cahier, une page blanche que le prof doit remplir avec de beaux déliés, des titres soulignés en rouge et des exercices d'application. Vouloir enseigner Corneille à des Quatrième, ça a quelque chose d'une violence extrême. Parce que d'abord, avant toute chose, il faut entrer dans leur univers, réussir à comprendre ce qui se passe dans l'esprit de chacun lorsque, le sourire avenant, je décrète : "Maintenant, on va commencer à lire Le Cid." Ce Cid, il déboule comme ça, au beau milieu de cet univers mental et social qu'ils ont déjà construit. Et ils n'ont absolument aucune idée de quoi en faire. Alors, au meilleur des cas, ils observent un peu ce météorite incongru avant de retourner à leurs occupations ; au pire, ils foutent des coups de pied dans la caillasse. Mais le résultat est le même : ce qui sera appris leur restera pour toujours extérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais finir par passer pour un ado attardé (mais, rappelez-vous toujours que je ne suis qu'un adulescent), mais cette réflexion plutôt déprimante m'est venue hier soir, alors que je jouais à DDS (chut chut, pas de pub). L'histoire de DDS se passe dans un univers de Science-Fiction dans lequel les personnages, pour des raisons que l'on ignore, n'ont pas de notion des émotions ou des concepts les plus élémentaires. Suite à diverses péripéties, les héros sont condamnés à se transformer en monstres, possédés par une faim dévorante. Et j'en arrive à la scène qui m'a intéressé. Cette sensation de faim est brusquement interrompu lorsqu'une mystérieuse jeune femme se met à chanter. Stupéfaction de l'assistance :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Qu'est-ce que c'était ?&lt;br /&gt;- Une chanson.&lt;br /&gt;- Une chanson ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dialogue parfaitement inepte. Mais illumination de mon côté. Même si j'ai combattu ce penchant durant longtemps, je verse dans le travers suivant : certaines choses me paraissent pas trop évidentes, et je pars du principe que, oui, mes mômes ont au moins quelques notions de théâtre et que, surtout, ils arrivent à en saisir, sinon la beauté, du moins quelques bribes d'intérêt... Quelle naïveté.&lt;br /&gt;Nouvelle clé. Elle est là. Que ce soit en maths, en techno ou en histoire-géographie, aucun enseignant, aussi exceptionnel soit-il, n'a la moindre chance de faire passer quoi que ce soit à ses élèves, tant qu'il ne parvient pas à rendre son sujet d'étude indispensable. Qu'il calme la faim, satisfasse une interrogation quelconque, ou tout simplement génère un suspens que l'on cherche à élucider, le thème doit être une nécessité, dans leur petit monde. Le mystère reste, la langue du Cid est toujours aussi incompréhensible mais, au moins, la découverte est possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien voilà, problème isolé. Bon ! Plus qu'à subir une nouvelle crise de confiance en soi pour trouver la solution !&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-7576263620273696709?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/7576263620273696709/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=7576263620273696709' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/7576263620273696709'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/7576263620273696709'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2008/01/quest-ce-quune-chanson.html' title='Qu&apos;est-ce qu&apos;une chanson ?'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-5779158046349313776</id><published>2007-12-30T12:59:00.000+01:00</published><updated>2007-12-30T22:12:47.983+01:00</updated><title type='text'>L'Arlequin dans l'oeil du chat</title><content type='html'>&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Entendu l'autre jour sur France Culture (j'ai une programmation radiophonique hétéroclite), un débat entre deux psychiatres de l'enfance. Entre de nombreuses divergences, unanimité sur un point : la piètre qualité des programmes télévisuels comparés à ceux qui passaient dans les années 1980-1990. Après avoir été accusés de tous les maux, voilà qu'Albator et Capitaine Flamme sont portés aux nues... J'éviterai tout commentaire là-dessus, même si ça n'est pas l'envie qui m'en manque, je sens mon sarcasmomètre s'emballer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, cette émission a soulevé en moi deux réflexions : la première était plutôt agréable. L'un des deux intervenants a employé, durant la conversation, le terme "adulescent", pour parler d'une catégorie d'âge comprise entre 25 et 30 ans si j'ai bien compris. Après l'adolescence puis la pré-adolescence, voilà que l'on hésite encore à nous exposer à l'âge adulte, grâce au rempart des mots. C'est toujours très drôle d'apprendre par accident que l'on fait partie d'une catégorie. Un peu comme dans un jeu de rôle, où l'on vous demande de choisir si vous incarnerez un nain, un elfe, une sylphe, un farfadet et j'en passe. Les sociologues rattrapent comme ils peuvent ce manque de la réalité en nous proposant des classifications de ce genre. Après tout, ça ne fait de mal à personne, ça permet parfois des analyses plus fines, et c'est rigolo.&lt;br /&gt;Et puis, de vous à moi, je le trouve très joli, ce néologisme. En sus d'être un mot-valise tout à fait réussi, il a un goût sucré, acide, adulescent acidulé. Un peu comme les Arlequins, ces bonbons bariolés et délicieusement corrosifs. Notre soi-disant innocence ne tient plus qu'à un bonbon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, donc je suis adulescent. Soit. j'en conclue donc que tout pont n'est pas coupé avec mes élèves, comme je le déplorais quelques billets plus tôt. Mettons donc cette proximité en pratique. Ah, zut, nous sommes en vacances. Qu'à cela ne tienne ! Une zappette dans la main, et faisons le tour des programmes que notre beau paysage audiovisuel français nous propose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques heures plus tard, une conclusion, qui rejoint un peu celle des deux gusses entendus précédemment : tout ça manque cruellement de rêve. Je sais, c'est pédant, mais c'est l'effet que ça fait. Les héros présentés à nos chères têtes blondes, Dora et Bob l'Eponge en tête, sont mignons, rigolos, et souvent fort en verve. Certes. Mais je leur adresse un reproche : personnages animés, vous maniez par trop le second degré ! Les Supers Nanas parodient des super héros que leurs spectateurs ne connaissent pas. Titeuf est une caricature de son public, certes. Mais je vous propose, en ces temps de fêtes, un petit jeu : amusez-vous à essayer d'expliquer le concept de caricature à vos enfants. Bon courage !&lt;br /&gt;Alors oui, il faut, il faut ABSOLUMENT développer chez tous les mômes (pour reprendre le terme préféré de Formatrice) un esprit critique, un sens de la réflexion. Mais ces qualités exigent d'abord des modèles simples. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh oui, grenouilles animés des années 2000, ce qui vous manque tient en un seul mot que, du haut de ma sagesse, je laisse tomber (attention les orteils) : idéal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ciel ! Stagiaire, que l'on croyait progressiste, plein d'idées nouvelles, se rabat sur des principes vieille France tels que les modèles ! Ben oui. Sans aucun doute. Passer au second degré sans avoir d'abord exploré le premier degré, c'est vouloir mettre un toit sur des murs inexistants, la charrue avant les boeufs, ou tout autre image qui vous convient. On va trop vite. Tellement vite que ça en est violent ! M'est avis que même les Chevaliers du Zodiaque, dévoués à tous les sacrifices pour leur Déesse (qu'ils ne touchaient jamais, soulignons-le), étaient moins violents que ce gnome difforme de Yu-Gi-Oh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans ces archétypes, sans ces héros, il manque quelque chose. On reproche aux enfants de ne plus s'émerveiller de rien. Mais comment pourraient-ils s'émerveiller ? L'admirable, les valeurs leurs sont immédiatement présentés comme ridicules. Ils le sont, bien entendu, parfois, souvent ! Mais ça n'est pas leur qualité première. Les esprits libres, perçants et affutés sont aussi naïfs. &lt;br /&gt;Je concluerai sur cette dernière pensée, qui m'inquiète particulièrement : ce second degré me paraît parfois bien plus conformiste que les séries adulescentes encore projetées de temps à autre. Prenons, par exemple, la série Cat's Eyes : trois jolies filles (bien que potelées, si si !), intelligentes, drôles, futées, qui mettaient leur ingéniosité à l'oeuvre pour dérober des tableaux et tourner la police en ridicule. Oh, certes, leur but était louable. Mais il bafouait l'autorité. Et nos petites Antigones devenaient des héroïnes dans leur transgression. Je ne suis pas certain du tout qu'un dessin animé de ce genre pourrait voir le jour dans le paysage télévisuel actuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi j'ai radoté ? Quoi, j'ai joué le prêcheur de l'Apocalypse ? Foutez-moi la paix, je suis plus un gosse, je suis juste... un adulescent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Toute bonne argumentation devant comporter des annexes, je vous renverrai vers deux génériques des oeuvres citées dans ce billet (je n'ai malheureusement pas les références de l'émission de France Culture). Cliquez sur les différentes phrases.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=Ux58UwpeHbk"&gt;Bob l'Eponge&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=sJHH5Xrh86Q&amp;feature=related"&gt;Cat's eyes (en provenance du site www.anamnesiak.com)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=74-k5mek-PA"&gt;Et la version non censurée du même générique (étonnez-vous de mes déviances, après avoir vu ça !)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-5779158046349313776?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/5779158046349313776/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=5779158046349313776' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/5779158046349313776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/5779158046349313776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2007/12/larlequin-dans-loeil-du-chat.html' title='L&apos;Arlequin dans l&apos;oeil du chat'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-6140073981919565917</id><published>2007-12-24T12:31:00.001+01:00</published><updated>2007-12-24T12:34:53.965+01:00</updated><title type='text'>Hee ho !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R2-ZHJytG1I/AAAAAAAAACI/wz--jSWfjSU/s1600-h/art-jack_frost.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R2-ZHJytG1I/AAAAAAAAACI/wz--jSWfjSU/s400/art-jack_frost.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5147501247274490706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Oui, c'est à la mode de dire que l'on déteste Noël, fête commerciale et tout ce qui s'ensuit. Oui, nous sommes des veaux exploités. Oui, ce billet s'écarte de la ligne éditoriale de ce blog. Mais baste ! Profitez, jeunes et moins jeunes, profitez. Il y a toujours plus qu'une crise de foie à tirer de ces périodes là. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt pour de nouvelles aventures !&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-6140073981919565917?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/6140073981919565917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=6140073981919565917' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/6140073981919565917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/6140073981919565917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2007/12/joyeux-nol-noyez-jol-tout.html' title='Hee ho !'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R2-ZHJytG1I/AAAAAAAAACI/wz--jSWfjSU/s72-c/art-jack_frost.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-9137638132927127135</id><published>2007-12-23T13:02:00.000+01:00</published><updated>2007-12-23T19:02:52.285+01:00</updated><title type='text'>Formatrice</title><content type='html'>&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Continuons donc dans la présentation de la théorie soucieuse qui guide ma première année dans l'enseignement. Après Tutrice, j'ai donc l'honneur, la joie et le privilège de vous présenter Formatrice. Hiérarchiquement, on pourrait dire que Formatrice est au sommet de la (haute) pyramide de nos enseignants. Genre la déesse qui fait loi, l'impératrice dont la parole sauve ou condamne, la grande prêtresse... bref, vous avez compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait est que, de prime abord, Formatrice ferait davantage penser à une figurante des Feux de l'Amour qu'à la Haute Authorité de l'IUFM. La faute, sans doute, à sa coiffure, un truc improbable et permanenté qu'une tornade ne dérangerait pas davantage que les récriminations de mes élèves ne dérangent ma résolution à leur coller des devoirs (car je suis vil et fourbe. Ha ha.) Rien ne semble, d'autre part, jamais déranger le sourire engageant bien qu'un brin carnassier de Formatrice. Ni les imprévus administratifs bousillant ses cours, les visites surprises du corps de l'inspection ou les embouteillages qui vident ses classes de la moitié de leurs effectifs. Formatrice, sous ses airs de star américaine sur le retour, est une véritable bourrine. Elle jongle avec ses visites sur le terrain, parcourant la Sarthe pour veiller au bon déroulement de nos cours, apprend en une semaine les rudiments du html pour nous préparer des exercices via Internet, nous trouve des conseillers susceptibles de nous aider en cas de problème... La journée semble pour elle compter soixante-douze heures, et ne tourner qu'autour de notre formation... Bien entendu je fantasme, tout comme mes gamins doivent imaginer que ma vie se résume à mettre sur pied divers cours de français. Mais tout de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout de même je me dis que, pour rentrer dans le boulot d'enseignant, il faut avoir un sacré grain. Alors pour apprendre à enseigner... D'autant plus que, face à elle, nous retrouvons souvent notre masque d'étudiant que certains viennent à peine de quitter. Eh oui, Formatrice est même capable de modérer les caprices de grands dadais plus que vingtenaires qui se plaignent de trucs plus futiles encore que ceux de nos collégiens. Sur cet océan crado et houleux, Formatrice vogue, Vénus sortant de l'onde mais les pieds dans le plat, sans jamais dévier d'un iota de son objectif premier : mener le radeau de la méduse de ces petits enseignants stagiaires à bon port.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh ouais. La formation IUFM... Plus qu'un roman : une mythologie.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-9137638132927127135?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/9137638132927127135/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=9137638132927127135' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/9137638132927127135'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/9137638132927127135'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2007/12/formatrice.html' title='Formatrice'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-7615967042486421770</id><published>2007-12-18T18:10:00.000+01:00</published><updated>2007-12-18T18:58:09.691+01:00</updated><title type='text'>Tutrice</title><content type='html'>&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Bien sûr, si je me mets en tête de relater les balbutiements de cette vie gratifiante, haute en couleur et enrichissante qu'est l'entrée dans le professorat, je ne peux pas faire l'impasse sur Tutrice. Commençons donc par la présenter, et avec déférence s'il vous plaît, d'autant plus qu'elle n'est pas ici pour se défendre.&lt;br /&gt;Tutrice est donc le professeur qui est chargée de m'accompagner, moi, petit stagiaire débutant, dans le grand bain. Elle assiste à certains de mes cours, doit me guider, me conseiller et, en cas d'errance, me remettre sur le droit chemin (vous savez, celui que Notre Président a évoqué lors d'une de ses réunions avant d'aller consulter le trombinoscope des poupoufs regardables et d'en choisir une pour faire oublier la visite de Kadafi). Pour la peine, elle a même été bombardée agente de l'Oeil de Moscou, devant fournir deux rapports qui s'ajouteront à une liste déjà longue d'observations diverses et variées que l'on appelle mon "dossier de compétences".&lt;br /&gt;Je ne sais pas si vous vous imaginez la fonction. En tout cas moi pas. Je dois déjà tenter de comprendre deux fois vingt-cinq mouflets, me mettre dans leur tête pour trouver LA phrase qui fera penser ce que je leur explique. Alors rajoutez-moi un débutant qui patauge joyeusement et qui ne sait pas trop par quel bout prendre ses classes, et je crois que je paniquerais un brin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait est que, effectivement, Tutrice panique un brin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, elle est la seule tutrice débutante du groupe de stagiaire dans lequel je me trouve. Il semblerait que ce statut de Petit Scarabée lui fiche la frousse... Je serais bien tenté de lui balancer une banalité du genre "Alleeeez, ils ont tous été comme toi un jour !" mais je n'ose pas. Je me demande si certains tuteurs ne se sont pas matérialisés un beau jour avec déjà quinze années d'actif derrière eux.&lt;br /&gt;Ensuite, il semblerait, paradoxalement, que je ne crie pas assez au secours. Il est certain que, comparé à certains camarades qui ne peuvent pas fermer la porte sans demander l'avis de leur mentor, je fais preuve d'un peu d'autonomie. Mais, de vous à moi, vous me voyez lui dire la vérité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tutrice je suis entré dans cette profession n'importe comment. J'ai passé ce concours en candidat libre, je n'ai pas ouvert un seul de ces bouquins qui enseignent le savoir pédagogique, je suis totalement ignorant dans l'une des épreuves qui étaient requises pour l'admission, mais pourtant, ça marche bien avec mes classes. Soulagée ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nulle volonté de me la péter en me faisant passé pour le détenteur de la science infusée (oui oui, comme un sachet de thé), mais le fait est que la situation est bien celle-ci. Bon, je ne dis pas qu'il ne faut pas que je mette les bouchées double cette année (et que j'ouvre des bouquins de grammaire pour débutants afin de vérifier ce qu'est une foutue subordonnée conjonctive), mais ça fonctionne. &lt;br /&gt;Et alors Tutrice, dans tout ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben Tutrice, elle m'apporte tout le reste : la conviction que non, je ne suis pas tout à fait un charlot et que oui, mes élèves apprennent quelque chose lorsqu'ils se retrouvent en face de moi. Les deux trois réflexes qui permettent la mise en scène d'un cours : un geste pour réclamer le silence, le rythme d'une leçon, qu'il faut varier tout en conservant son unité... bref, la structure, l'essentiel... Le reste... Ca se lit, ça se trouve. &lt;br /&gt;Donc ça fait du bien. Ca fait du bien de se dire que, après cette heure exaltante mais crevante, on pourra discuter. Communiquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tutrice a tout compris à sa fonction. Compris que le stagiaire, il a tout simplement besoin de parler.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-7615967042486421770?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/7615967042486421770/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=7615967042486421770' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/7615967042486421770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/7615967042486421770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2007/12/tutrice.html' title='Tutrice'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-7145032672750744192</id><published>2007-12-15T18:48:00.000+01:00</published><updated>2007-12-15T19:11:25.824+01:00</updated><title type='text'>De l'autre côté du bureau</title><content type='html'>&lt;p style="text-align:justify;"&gt;C'est ça le plus dur. C'est là que je souffre. Dans ce moment là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R2QTt5ytG0I/AAAAAAAAACA/nkIvp2tcEyM/s1600-h/persona33.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R2QTt5ytG0I/AAAAAAAAACA/nkIvp2tcEyM/s400/persona33.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5144258353692482370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma classe à moi est réelle, et je n'ai pas un aussi joli brushing que Mlle Toriumi, mais elle et moi partageons quelque chose : nous nous tenons de l'autre côté du bureau, celui que les élèves appellent "le bon côté". &lt;br /&gt;Le bon côté, vraiment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous savez ce qu'il est, ce côté-là du bureau ? Une sellette, une scène autour de laquelle attend le plus exigent des publics. Mais surtout, il est une barrière infranchissable. Il est la preuve permanente du deuil que je dois faire chaque jour : je ne peux, ni ne dois partager certaines expériences que j'ai en commun avec mes élèves. Moi aussi, j'ai pratiqué ce jeu qui consiste à faire dire certains mots à mes enseignants (au passage, je précise que l'on détecte ce genre de manège en à peu près quarante-cinq secondes), moi aussi je me ronge les ongles devant ma Playstation, moi aussi, je trouve que les derniers volumes du manga Fruits Basket sont tarte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais chut ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Besoin d'instaurer une autorité ? Bien sûr. Mais ce besoin n'est pas le mien, il vient de ces visages levés vers moi, qui ne se montrent jamais aussi respectueux que lorsque je demande sèchement à un retardataire de s'excuser pour son arrivée tardive. Impressionnant, le silence qui règne alors. Presque grisant. Je me dis souvent que je pourrais, dès que je pose un pied dans la salle de cours, revêtir un masque, devenir tout autre. Sévère, puisque c'est ce qu'ils souhaitent. Mais là encore, j'échouerai. Car cette frontière du bureau, il est important - non, vital - de savoir la franchir de temps à autres. Parcourir les rangées de bureau en déclamant la tirade d'Antigone à Créon, se pencher et sourire à la lecture du travail particulièrement ingénieux d'un élève, avoir des yeux partout, pour détecter la lèvre trop tremblante de quelqu'un qui appelle muettement au secours... Engager un rapport humain, personnel, parfois. Mais sans oublier que, quoiqu'il arrive je dois rester à ma place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'autre côté de ce putain de bureau.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-7145032672750744192?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/7145032672750744192/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=7145032672750744192' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/7145032672750744192'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/7145032672750744192'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2007/12/de-lautre-ct-du-bureau.html' title='De l&apos;autre côté du bureau'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_D3a_rSr8DX8/R2QTt5ytG0I/AAAAAAAAACA/nkIvp2tcEyM/s72-c/persona33.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-5124717256786320321</id><published>2007-12-15T11:04:00.000+01:00</published><updated>2007-12-15T18:33:27.741+01:00</updated><title type='text'>Ca craque...</title><content type='html'>&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Décembre ! Décembre et son cortège de fêtes ! Décembre et les enfants aux joues rosies par le froid qui courent dans les rues ! Décembre, vacances en famille, dinde aux marrons, repos et farniente !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mouais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décembre, rhumes et nez qui coule, décembre valises sous les yeux, décembre gamins crevés et insupportables, décembre et la fatigue qui s'abat sur vous après vous avoir fait croire qu'elle vous avait oublié...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décembre a un drôle d'effet sur le quartier général des enseignants de mon collège, j'ai nommé la salle des profs. Ah, la salle des profs ! Sanctuaire inviolable, qui vaut, à l'élève qui y pénétrerait par inconscience ou par une coupable témérité, les foudres du CPE, de l'administration et même de ses camarades ! Eh oui, entendu alors que je traversais la cour : "Déposer quelque chose dans la salle des profs ! Non mais t'es trop fou, toi !"&lt;br /&gt;Comme tout lieu interdit, j'ai l'impression que l'endroit avive les imagination. Je donnerai cher pour savoir comment il apparaît aux yeux des élèves. Un lieu de rituels occultes à la Lovecraft, où nous confectionnons à longueur de récréations des poupées vaudou de nos cancres ? Un atelier de cybernétique ultra perfectionné dans lequel nous remplaçons nos membre bioniques, vaincus par une série de correction de copies trop intensives ? Tiens, sujet d'écriture d'invention intéressant, le jour où j'aurais une classe de sixième... "Décrivez la salle des professeurs telle que vous la voyez." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, j'ose espérer que peu d'élèves lirons ce qui suit, car je considère qu'il est très cruel de briser ainsi des mythologies personnelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or donc, notre salle des professeur ressemble pour l'instant à... euh... Rien, en fait. Il m'a été rapporté à mon arrivée que cette année serait l'Eden, car l'antique pièce dans laquelle nous nous retrouvons allait enfin avoir le droit à des rénovations. C'est le cas. Le seul problème est, que, bien entendu, il ne nous est pas possible de déménager durant les travaux. Et, depuis quelques semaines, nous prenons donc notre café entre deux pots de peinture, une armoire bancale et des classeurs éparpillés par terre.&lt;br /&gt;Ironie du sort, décembre fait que notre humeur ressemble à l'endroit : bordélique. Ne fréquentant mes collègues que depuis deux mois et quelque, je n'avais alors vu d'eux que leur aspect "profs en pause". La plupart d'entre eux sont charmants, entendons-nous bien, mais un changement radical s'est opéré depuis quelques temps. Voilà que Maman Histoire-Géo laisse un peu tomber le sourire tonitruant pour s'affaler sur une chaise, le regard vide, espérant récupérer avant l'heure prochaine. Tutrice, toujours tirée à quatre épingle, la voix douce et posée, commence à raconter des conneries ; sa caféine à elle, c'est le délire, semble-t-il, et je suis ravi de lui en offrir une dose à l'occasion. Même Beau Gosse, habituellement imperturbable, arrive débraillé, l'écharpe de travers, et confesse, presque honteux que, oui, quand même, il préfère enseigner à des Troisièmes qu'à des Sixièmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je les observe. C'est bizarre. Depuis le début de l'année, c'est la première fois que je les vois admettre que la glorieuse caravelle de leur équipe pédagogique, c'est plutôt un radeau, dont les planches ne tiennent pas vraiment droit, et que chacun s'emploit à écoper en espérant que l'eau ne mouillera pas trop leurs petits protégés. Ouais... ouais, en fait, ce travail, c'est un bordel organisé. Chaleureux... Pour le moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décembre, le moment où l'on se serre les coudes.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-5124717256786320321?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/5124717256786320321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=5124717256786320321' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/5124717256786320321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/5124717256786320321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2007/12/ca-craque.html' title='Ca craque...'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287327036767921132.post-7688096373674838752</id><published>2007-12-15T10:19:00.000+01:00</published><updated>2007-12-15T10:40:51.788+01:00</updated><title type='text'>C'est quand les vacances ?</title><content type='html'>&lt;p style="text-align:justify;"&gt;Voilà...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, c'est avec ce titre, qui reprend les blagues les plus éculées (j'ai bien dit éculées) sur l'enseignement que j'entame ce blog qui, je l'espère, tiendra un peu plus longtemps que les précédents. A la vérité, je suis plutôt optimiste : je sais où je vais avec celui-là. Le principe est bête comme chou : tenir le journal, le compte des expériences professionnelles de cette année, et peut-être au-delà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Professionnelles ? Ah oui, il serait peut-être nécessaire, afin de ne pas vous faire perdre votre temps, cher public, que je vous précise où vous vous êtes ici égaré. J'ai donc le plaisir de vous souhaiter la bienvenue dans l'antre d'un représentant de l'éducation nationale. A la suite de diverses pérégrinations, que je vous épargnerais pour l'instant, j'ai intégré, depuis septembre dernier, les rangs du corps enseignant, dans le domaine des lettres (le français, quoi !). Après les premiers moments passer à patouiller, il m'est venue une drôle d'impression. Le genre de celle qui, je suppose, pousse la plupart des bloggeurs à blogger : celle de vivre, jour après jour, quelque chose qu'il serait dommage de confiner aux quatre murs éclairés aux néons de mon petit collège. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des mots, des visages, des emmerdes... Bref, juste la vie d'un prof, d'élèves (que la magie des mots floutera beaucoup plus sûrement que la retouche numérique des caméras)... Un de ces milliers de théâtres du quotidien, sous vos yeux, mesdames et messieurs.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287327036767921132-7688096373674838752?l=milleetunmots.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://milleetunmots.blogspot.com/feeds/7688096373674838752/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287327036767921132&amp;postID=7688096373674838752' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/7688096373674838752'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287327036767921132/posts/default/7688096373674838752'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://milleetunmots.blogspot.com/2007/12/cest-quand-les-vacances.html' title='C&apos;est quand les vacances ?'/><author><name>Jalk</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10133957966390198793</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
